Il existe environ 400 forts et ouvrages Séré de Rivières répartis de Dunkerque à Nice. Cette ligne de fortification a été construite pour établir un nouveau rideau défensif suite aux modifications des frontières après la guerre de 1870. Certains forts sont des forts d'arrêt, ou d'autres comme celui de Mons-en-Barœul font partie d'une ceinture de défense.


Lille, appelée la reine des citadelles, car connue pour avoir eu la première citadelle construite par Vauban, est entourée de 21 fortifications Séré de Rivières.

Le camp retranché de Lille comporte 6 forts et 13 ouvrages, plus 2 batteries.
Ce sont les forts de Bondues, de Mons-en-Barœul, de Sainghin, de Seclin, d'Englos (en réalité à Ennetières) et du Vert Galant.
Les ouvrages, qui sont des constructions plus modestes, sont ceux de l'Entrepôt, du Haut Vinage, de Babylone, des Marchenelles, de la Croix de Vallers, de la Jonchère, d'Enchemont, de Vendeville, de Noyelles, d'Houplin, du Moulin Neuf, de Lompret et de Wambrechies. Les batteries sont celles de Premesques et du Camp Français.

Le fort de Mons-en-Barœul est protégé par les trois ouvrages intermédiaires avancés que sont les ouvrages du Haut Vinage, de Babylone et des Marchenelles.

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Le Fort de Mons-en-Barœul est situé rue de Normandie

samedi 25 février 2012

Fort visité

L'association Eugénies organise régulièrement des visites du Fort de Mons pour des groupes constitués. Comme à chaque fois les participants sont surpris de découvrir ce patrimoine qui mériterait comme on nous le dit de bénéficier d'une plus grande publicité.

Ils sont une cinquantaine, venus pour la plupart de Croix, Wasquehal, Mouvaux, Roubaix ou Tourcoing. Ils se connaissent parfois depuis plus de cinquante ans et ont travaillé ensemble plusieurs dizaines d'années. Pour accueillir cette vénérable assemblée, l'association Eugénies leur avait délégué un homme d'expérience en la personne de Jacques Desbarbieux. Auteur de nombreux ouvrages historiques sur la commune et la métropole lilloise, Jacques connaît son fort sur le bout des doigts. Cela fait plus d'une dizaine d'années qu'il l'arpente, l'étudie et partage son savoir. Le groupe de Trois Suisses ne pouvait se trouver en de meilleures mains.
« J'ai eu connaissance de l'existence de ce fort de Mons en lisant le journal, a expliqué Andrée, la présidente de l'association. Un grand article à propos du centenaire de l'exposition universelle de 1911, qui s'est tenue à Roubaix est paru. On y mentionnait le travail d'Eugénies. » L'association organise une excursion de ce genre chaque mois. Cela peut aller de la visite des caves de la Champagne à la découverte d'un élevage d'escargots ! « L'hiver, les routes sont glissantes et j'essaie de trouver des lieux moins éloignés, a ajouté Andrée. 


Ce fort est à quelques minutes de nos domiciles et pourtant, la plupart d'entre nous ignoraient son existence. Depuis la rue, il est à peine visible... mais à l'intérieur, quel monument ! C'est un musée vivant. » 


Et Jacques Desbarbieux d'être satisfait du groupe qu'il a guidé. « Cette visite, c'est un voyage dans le passé mais j'aime aussi montrer aux visiteurs que c'est un endroit toujours vivant aujourd'hui. Ils ont pu le constater en prenant leur repas au restaurant, ils ont découvert l'exposition, la bibliothèque. Ils ont pu dialoguer avec ceux qui font vivre le fort aujourd'hui. » Chaque adhérent de l'association (ils sont plus de 500) reçoit périodiquement un petit journal qui résume l'activité du mois. Nul doute que sa prochaine « Une » sera consacrée à cette visite du fort de Mons. 


La prochaine visite organisée par l'association Eugénies sera guidée par Guy Selosse pour un groupe venant des Pays-Bas.

dimanche 25 décembre 2011

On faisait son service militaire au fort de Mons

Nous venons de retrouver ces deux photographies qui datent de 1970. A cette époque certaines jeunes recrues faisaient leur service militaire obligatoire au Fort de Mons-en-Barœul.




Ci-dessus, un autre cliché plus ancien montrant des jeunes recrues effectuant leur service militaire au fort de Mons-en-Barœul, c'était en 1968.

lundi 24 octobre 2011

Un ancienne carte postale du Fort de Mons

Ce document qui vient d'être découvert, en octobre 2011, est assez étonnant. Il s'agit d'une ancienne carte postale (carte photo) du fort de Mons-en-Barœul sous la neige. Document d'autant plus rare qu'il était interdit de photographier cet ouvrage militaire à cette époque. Collection particulière © Reproduction interdite sans autorisation.





mercredi 7 septembre 2011

Le Fort de Mons dans Lille Métropole Info de septembre 2011



Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir, et lire cet article paru dans Lille Métropole Info en septembre 2011.

lundi 5 septembre 2011

Un témoignage : " On a rasé notre petit fort " !


Merci à Monsieur Beulque qui nous adresse ce témoignage, qu'il nous a autorisé à publier.

Comme tous les vieux monsois je suis ce jour anéanti par cette nouvelle, on a rasé '' notre petit fort ''  et tous nos souvenirs avec !

" J'ai 72 ans et il y a 3 ou 4 ans, avec un copain de mon âge, me fiant à l'allée de grands arbres j'avais retrouvé le tertre sous lequel, manifestement, se cachait le terrain d'aventure privilégié de notre jeunesse.
Suite à l'article paru dans La Voix du Nord en décembre dernier j'étais allé sur le terrain pour constater qu'effectivement ma mémoire ne m'avait pas trompé mais confiant dans les capacités de la municipalité à préserver son patrimoine.


Las, et il faudra bien le savoir : qui a faillit ?

En attendant il me reste le souvenir de juillet 1958 quand une bande de copains de 18-19 ans conscients d'être à la croisée des chemins, la vie professionnelle ou étudiante pour les uns, familiale déjà pour d'autres, mais surtout pour tous la perspective de 28 mois d'armée et de séjour en Algérie, avait consacré un bel après-midi à la recherche de sa jeunesse dans cet endroit mythique. A la suite d'un bon pique-nique nous nous sommes dérisoirement dépensés dans une dernière partie de cache-cache puis, affalés dans l'herbe avons évoqué nos souvenirs.
Léon nous a bien fait rire en nous rappelant le jour où, nous avions une douzaine d'années, nous avons entrepris de nous glisser un à un dans le trou d'homme  qui chapeautait la voûte pour sauter à l'intérieur de l'ouvrage et que Georges, le petit gros de notre troupe, s'est retrouvé coincé agrippé à je ne sais quoi. A deux ou trois, en dessous, nous tirions sur ses jambes, il gueulait, il gueulait... Pas moyen de le décrocher, alors, par le dessus nous avons réussi à le débloquer et il est ressorti...en slip le bénouze accroché dans la saillie des briques !
Plein de copains, connus ou inconnus, vous raconteront mille anecdotes vécus dans les fossés de notre  petit fort aussi en leur nom je vous fait part de notre tristesse car c'est un grand pan de notre enfance que l'on s'apprête a couler dans les fondations d'un ensemble immobilier, peut-être nécessaire, mais qu'avec un peu de bon sens et de concertation, l'on aurait pu intégrer au bénéfice du souvenir et de la reconnaissance des vieux monsois toujours fidèles au cadre de vie qu'ils auraient tant aimé voir sauvegardé. "

dimanche 4 septembre 2011

Le Fort vu d'en haut

Ce cliché du fort Macdonald, pris d'une montgolfière, ressemble à une carte de géographie. 1 500 pieds d'altitude (450 m), ça change un paysage ! Le Fort est caché par la végétation.

L'alignement des arbres laisse deviner l'emprise des murs. On reconnaît la salle des fêtes et la chaufferie (en bas). Les barrières de 4 m de haut qui entourent le chantier, à l'emplacement de l'ancien fortin (en haut à gauche), forment une minuscule ligne blanche.

Voir l'article dans La Voix du Nord du dimanche 4 septembre 2011


mercredi 31 août 2011

La disparition du petit fortin

Malgré nos interventions, le petit fortin n'est plus. Nous pouvons vous montrer ses derniers instants grâce à une vue aérienne. Bizarrement on a préféré cacher derrière une palissade de 4 mètres de hauteur le travail des engins de chantier. Pourquoi cet acharnement à quelques jours des Journées du Patrimoine ? Nous avons toujours été étonné de voir les consciences collectives se réveiller quand il est trop tard. Il est dommage une fois de plus que les monsois se voient privés d'une partie de leur histoire. 


La voie des airs, en l'occurrence celle de la montgolfière, nous permet de vous montrer ce que l'on cherche à nous cacher. 

Les deux photographies ci-dessous ont été prises, à 20h30, au dessus du Fort de Mons-en-Barœul, le 9 août 2011, à 1 500 pieds (soit environ 500 mètres d'altitude).


Sur ces deux clichés on découvre les contours du fort  et de ses fossés. Le jardin de Thalie et la salle des fêtes sont bien repérables, de même que la tour hertzienne et la chaufferie, évidemment vues de façon surprenante à cette hauteur. Le petit fortin et l'ancienne briqueterie qui a servi à la construction du fort étaient au milieu des palissades. Il n'en reste plus rien ... qu'un souvenir !


Un gros plan sur le chantier en cours, grâce à ces photographies en haute définition, nous permet de discerner ce qui semble correspondre à l'entrée d'un tunnel, là où l'excavatrice a dégagé un énorme trou, faisant disparaître, à tout jamais, toute trace de l'ancien petit fort.





jeudi 12 mai 2011

La Voix du Nord relate la visite d'Aaron Pegram au Fort de Mons

Au Fort Macdonald, Aaron le visiteur du bout du monde sur les traces des soldats australiens

Aaron marche sur les traces des Australiens qui ont participé à la Première Guerre mondiale. Le nom britannique de ce lieu est probablement ironique pour Aaron Pegram, qui est australien. En cette journée ensoleillée de mai, dans le murmure des chants d'oiseaux et des voix des enfants, il redécouvre ce Fort qu'il avait visité une première fois en 2007.

Le motif de sa venue est grave. Aaron est à la recherche d'un moment oublié de la Première Guerre mondiale quand, en 1917, l'armée allemande détenait ici, dans des conditions particulièrement indignes, 500 prisonniers australiens.
Parmi eux se trouvait son arrière-grand-père, le private Oswald Mc Clelland, du XIIIe bataillon, qui, malgré tout, a pu rentrer vivant au pays. C'est peut-être pour cela qu'Aaron a étudié l'histoire à l'Australian National University de Canberra. Il est actuellement le rédacteur en chef de War Time, une revue qui relate les périodes douloureuses des deux guerres mondiales où beaucoup de soldats australiens sont morts au combat ou en captivité. 


« Quand on passe le pont-levis, confie-t-il, et qu'on entre dans la grande cour rectangulaire où chaque détail correspond point par point au récit qu'en a fait mon arrière-grand-père, on ne peut s'empêcher d'être ému. On se dit Wahou ! Je suis au bon endroit ! C'est là qu'ont été détenus les soldats australiens ».  

Cette détention est un épisode douloureux de la Première Guerre mondiale. En 1917, près de Bullecourt (62), plusieurs centaines de soldats australiens sont fait prisonniers. Ils doivent rejoindre Mons à pied. Voici le témoignage du caporal Lancelot Davies du XIIIe bataillon : « Au moment où nous traversions Lille à pied , une toute petite fille marcha vers nous avec un paquet de nourriture à la main. Un de nos gardes se jeta sur elle et, d'un coup de fusil, l'envoya s'écraser sur le sol. Il lui confisqua le paquet pour la plus grande joie de ses camarades ». Au Fort de Mons, l'armée allemande maltraitait volontairement les prisonniers, les privant de nourriture, leur infligeant des sévices, les laissant mourir sans soins des suites de leurs blessures. Certains devinrent fous et la plupart sombrèrent dans des idées noires. Cette violation délibérée des conventions internationales était une réponse à l'usage fait par l'armée française de prisonniers allemands envoyés au travail dans les zones de combat. Beaucoup des prisonniers australiens du fort de Mons, contraints à leur tour aux travaux forcés sur la ligne de front, périrent sous les obus amis. Ils buvaient une horrible piquette et mangeaient un ignoble pain noir à base de glands de chêne, « le pain de guerre ». « Ce pain noir et très aigre était une chose absolument exécrable mais nous apprîmes à en apprécier chaque miette », devait témoigner plus tard John Dawson, du XV e bataillon.
« Je recoupe tous les témoignages écrits des soldats d'alors avec les lieux que je visite aujourd'hui, en France, en Belgique et en Allemagne. Cette nouvelle expérience va enrichir mes prochaines publications », conclut Aaron Pegram.
A. CA. (CLP)

dimanche 1 mai 2011

Jeudi 5 mai 2011 notre ami australien était au Fort de Mons

L'association Eugénies était heureuse de recevoir son ami australien Aaron Pegram qui avait fait le déplacement spécialement pour venir visiter le Fort de Mons-en-Barœul où a été enfermé son arrière grand père durant la guerre 1914-1918.








jeudi 24 février 2011

Des recherches en cours sur les fresques

Notre ami Julien Depret nous a mis en relation avec Alain Durieu qui fait d'importantes recherches sur les fresques dans les forts militaires. Nous sommes heureux de voir poindre un intérêt pour les peintures qui ont été réalisées dans la poudrière nord. Celles-ci toujours masquées à la vue par des panneaux d'isolation seront à nouveau mise en lumière grâce à cet important travail. Progressivement, à force d'obstination, nos connaissances continuent de progresser sur ce bel ouvrage Séré de Rivières. C'est ainsi que nous ne désespérons pas une prise de conscience des responsables au sujet des bornes de servitude, de la découverte de la briqueterie, de la redécouverte du petit fort et des épisodes historiques comme notre ami australien Aaron Pegram nous le rappellera en mai 2011.

mercredi 23 février 2011

Une visite importante au Fort de Mons en mai 2011

" Mon nom est Aaron Pegram, je suis un historien militaire australien en train d'écrire une thèse de doctorat sur les 3 861 soldats australiens fait prisonnier par l'armée allemande sur le front occidental pendant la Première Guerre mondiale. En 2008, j'ai été en contact avec le Dr Jacques Desbarbieux qui m'a gentiment aidé dans mes recherches et publié certaines de mes conclusions préliminaires sur le site Le Fort de Mons-en-Barœul. En mai 2011 je vais me rendre à Lille pour visiter le Fort. "
Bien entendue nous organiserons une visite exceptionnelle du Fort de Mons à cette occasion et espérons un accueil digne de notre ami de la part de la municipalité.

lundi 20 décembre 2010

La Voix du Nord le crie bien fort

La Voix du Nord, dans cet article du 20 décembre 2010, contribue, une fois de plus, à faire connaître ce bel ouvrage, que lors d'une visite organisée par Eugénies vous pourrez apprécier d'une façon bien vivante.


Le Fort est le point de ralliement des Monsois. Lieu pédagogique, culturel, gastronomique et même de promenade, il est un outil de la politique culturelle de la ville dont il est le symbole.

Sa vocation d'origine était toute autre. Après le désastre de 1870, l'état-major cherche les moyens de stopper efficacement une nouvelle invasion prussienne. Cette tâche est dévolue au général Séré de Rivières, un officier supérieur du génie militaire. Il imagine une toile de 400 ouvrages de défense répartis dans toute la France et capables d'épauler la stratégie mise en place. Séré de Rivières est un militaire... pas un architecte ! Le plan de son fort recherche avant tout l'efficacité. Il est construit autour de la poudrière qu'il faut d'abord protéger (au fort de Mons il en existait deux différentes). Tout autour, on dispose batteries, postes de défense, lieux de vie, sans autre critère que celui de la fonctionnalité. C'est pour cette raison et parce qu'il fallait faire très vite que tous les forts désignés sous l'appellation « Séré de Rivières » se ressemblent énormément. Construits à partir de 1874 et jusque dans les années 1880, ils ont la forme d'un polygone entouré de murs épais et de fossés. Des prolongements armés (les caponnières) en interdisent les accès. Les batteries principales sont le plus souvent disposées à l'air libre (c'est le cas à Mons : les batteries se trouvaient dans les Jardins de Thalie actuels). On appelait ce dispositif : « batterie haute ». Il pouvait contenir entre 20 et 30 canons de 155, 138, ou 120 mm. Pour la défense rapprochée, on utilisait généralement le canon revolver Hotchkiss de 40 mm, l'ancêtre de la mitrailleuse. Les angles de tir étaient fixés par l'architecture même du fort. Des batteries annexes, disposées plus loin, permettaient de couvrir les angles morts.
Le fort a été construit entre 1878 et 1880 par 600 ouvriers belges. Ces derniers étaient réputés pour leur science du travail de la brique. Il en a fallu plus de 3 millions pour construire le fort. Elles sont disposées « en boutisse », c'est-à-dire dans le sens de la longueur : une méthode en vogue chez les maçons belges qui donne une très grande solidité à l'édifice. Les voûtes utilisent la brique taillée : une technique délicate à mettre en oeuvre que maîtrisaient parfaitement ces excellents ouvriers. Cette qualité de travail est l'un des charmes du Fort qui, de ce point de vue, est quasiment intact de nos jours.
Le « précieux chapelet d'ouvrages » conçu par Séré de Rivières deviendra obsolète à peine achevé. Eugène Turpin, un fabricant de jouets en caoutchouc, invente la mélinite. Cet explosif révolutionnaire est capable de détruire en un tournemain les fortifications les plus épaisses. Un essai grandeur nature est ordonné en 1886 par les autorités militaires. On tire pendant trois jours 171 obus sur le fort flambant neuf de La Malmaison, dans l'Aisne. Il est complètement détruit. On doit se rendre à l'évidence : les forts Séré de Rivières sont devenus impropres à l'usage militaire. • A. CA. (CLP)

vendredi 17 décembre 2010

Les suites d'une histoire peu banale

La Voix du Nord revient sur la (re)découverte du petit fortin situé au nord du Fort de Mons-en-Barœul en publiant deux articles. Voici le premier paru ce samedi 18 décembre 2010. Cette batterie annexe est maintenant dissimulée par une belle couche de neige, sera t-elle sauvée par le général hiver ? Voir l'article

Dans notre édition du 16 décembre, nous relations la découverte de vestiges du XIXe siècle à proximité de la rue de Gascogne et posions la question de leur origine. ...

La réponse n'a pas tardé à se manifester en la personne de Jacques Desbarbieux qui nous a contactés. Ce monsieur et très connu des Monsois : il est médecin dans la commune depuis trente ans et, surtout, il est l'auteur de nombreux ouvrages historiques sur la métropole. Rien que pour la commune de Mons-en-Barœul, il en est à son quatrième avec Mons en Barœul, Regards Croisés (Édition Sutton), écrit en collaboration avec Hubert Hennart, qui doit paraître incessamment.

« La réponse à votre question remplit la page 75 de notre livre, commence-t-il un peu goguenard. D'ailleurs, le manuscrit a été rendu début septembre. La publication était prévue initialement pour avant les fêtes de Noël et elle aurait dû coïncider avec l'ouverture du chantier. Cet endroit correspond à l'emplacement d'un fortin satellite destiné à recevoir de l'artillerie. Il était encore parfaitement visible dans les années 70 et beaucoup de Monsois s'en souviennent encore. La municipalité d'alors a décidé de le recouvrir de terre : une manière de le protéger des dégradations résultant d'une occupation sauvage. » 


Effectivement, sur l'un des deux clichés que nous a confié Jacques Desbarbieux, on voit le fortin, solitaire dans la plaine. À cette époque, seule la gendarmerie de Villeneuve-d'Ascq est visible dans le lointain. Une vue aérienne, datant des années 50, met parfaitement en évidence le Fort Mac Donald et ses deux constructions satellites déportées dans la plaine (nous avons entouré celle qui est concernée en rouge).

« Ce qui est intéressant dans cette fouille de diagnostic préventif, c'est la mise à jour de milliers de briques cassées. On savait que pour produire les millions de briques nécessaires à la construction du fort, il existait une briqueterie. On vient probablement d'en localiser l'emplacement. C'est assez logique. Cette plaine très riche et argileuse abritait un site Gaulois. Aux potiers gaulois ont donc succédé les Belges du XIX e siècle... fabricant les briques du Fort. Ce que je regrette, c'est que les travaux de terrassement vont probablement continuer sans que l'on cherche à aller plus loin dans la connaissance de cet ouvrage. Il y a une question qui intéresse les historiens locaux : c'est de savoir s'il existait un passage souterrain entre le fort et le satellite. Claude Coquelet, un vieux Monsois qui a fait son service militaire au fort, se souvient d'un départ de souterrain, aujourd'hui muré, dans cette direction. Je crains qu'il n'y ait jamais de réponse à notre question. » Sans nul doute, Jacques Desbarbieux va devoir réécrire complètement la page 75 de son ouvrage. • A. C. (CLP)

Pour aller plus loin : « Mons en Barœul, Regards Croisés », Édition Alan Sutton*, Jacques Desbarbieux, Hubert Hennart (à paraître).
* L'éditeur contacté nous promet maintenant une parution pour février 2011.

jeudi 16 décembre 2010

Les traces probable de l'ancienne briqueterie


Sur cette photo, prise le lundi 13 décembre 2010, la pelleteuse chargée du terrassement a mis à jour une quantité considérable de briques (1). Il pourrait s'agir du lieu non encore identifié avec précision qui serait celui de l'ancienne briqueterie. Nous savons qu'il y a eu plusieurs briqueteries dans cette zone, dont une installée tout spécialement pour la fabrication des 3 millions de briques nécessaires à la construction du Fort de Mons-en-Barœul. En (2) la butte qui protégeait ce que les anciens appelaient le petit fort, est qui est en fait une des deux batteries annexes. Un souterrain pourrait réunir cette structure au fort lui-même. En (3) la ligne des peupliers où sont présentes de nombreuses bornes de servitudes.



La zone qui voit actuellement surgir de nouvelles constructions se situe à proximité du cimetière. Il s'agit de la partie septentrionale de ce qui est la plaine du Fort. C'est dans ce magnifique espace vierge, le plus grand encore existant à Mons,  qu'avait été découvert des vestiges gaulois (huttes, pieux, poteries) à proximité d'une zone marécageuse. Si d'autres travaux sont prévus dans ce lieu il est très probable que d'autres découvertes feront surface. Il faudra donc être très vigilant.

mercredi 15 décembre 2010

Une histoire peu banale

Voir l'article de La Voix du Nord


L'information qui paraît, ce jeudi 16 décembre 2010, dans le journal régional La Voix du Nord trouvera une réponse ces jours-ci, mais les lecteurs de ce site sont déjà avertis. Mieux l'éditeur du prochain livre sur Mons-en-Barœul, possède depuis la mi septembre, lui aussi l'explication. Nous aurions espéré une sortie de l'ouvrage afin la mise à jour de cet autre ouvrage ! 


Malheureusement les éditions Alan Sutton n'envisage pas une publication avant le mois de février 2011, et la page 75 est à réécrire. Nous n'avons d'ailleurs toujours pas reçu à ce jour les épreuves  à corriger pour le bon à tirer malgré  l'envoi il y a plus de trois mois d'une maquette totalement bouclée.


 Dommage, une fois de plus que l'information ne parvienne à franchir certaines murailles que lorsqu'un tas de cailloux bloque des engrenages ... finalement pas si bien huilés. Pourquoi une association - en l'occurrence Eugénies - qui s'occupe vraiment de la sauvegarde du patrimoine n'a t-elle pas été contactée avant de lancer des engins de chantier ?


Quel avenir pour cette pseudo (re)découverte ?
Comme toujours il y a eu lieu d'être inquiet. Les enjeux sont financiers et quelques bénévoles essayent de faire prendre conscience de l'importance d'un patrimoine. Qui s'en soucie vraiment ? Les expériences précédentes, ici et ailleurs, nous rendent très circonspects. 


Touche pas à mon fort
Nous serons attentifs, comme lors des travaux effectués dans la cour des casernes, où nous avons pu faire des relevés et sauver quelques éléments (des carreaux de Jurbise des anciens trottoirs, une énorme pierre de Soignies des fermetures des portes de défense, etc). Tout ceci en l'absence d'intervention d'autorité compétente, que nous n'avons jamais vu sur place. Une commission doit décider ... mais à partir de quels éléments, puisque nous sommes conscients d'avoir été sa seule source d'information !



mardi 14 décembre 2010

Le petit fort (re)mis à jour

L'Institut de recherches archéologiques préventives vient de mener ces 13 et 14 décembre 2010 un diagnostic dans une parcelle contigüe au fort de Mons, sise entre le cimetière et le parking de la rue de Gascogne. Un merlon proche du parking a été décapé le lundi après midi et a révélé ce qui semble être l'extrados d'une voûte en partie effondrée et un début d'élévation qui ne sauraient dater d'Ancien Régime. L'ouvrage mesurant au moins dix mètres de long a été en partie dégagé le mardi pour un relevé sommaire (emprise et élévation). L'association Eugénies contactée peut apporter les précisions suivantes :

Les éléments qui viennent d'être remis à jour le 14 décembre 2010 sont une partie de ce qui était connu sous le nom de petit fort. Il s'agit en fait d'une des deux antennes satellites du Fort Séré de Rivières de Mons-en-Barœul. Nous publions dans un livre actuellement chez l'éditeur en page 75 les informations concernant cette structure enfouie. Nous savons que cette butte a été faite volontairement pour dissimuler et de ce fait protéger cette construction qui date de 1878/1880. 


Un passage souterrain ?
Nos prédécesseurs, en l'occurrence des responsables de la précédente municipalité, avaient trouvé ce moyen pour garantir l'avenir, se disant que l'occasion se présenterait un jour d'effectuer des recherches approfondies. C'est le cas, mais dans les circonstances qui sont celles d'un chantier avec des impératifs, laissent craindre de ne pas vraiment se préoccuper de questions non résolues jusqu'à présent. Un sujet débattu par les spécialistes des fortifications Séré de Rivières étant de savoir s'il existait réellement un passage entre les satellites et le fort lui-même. La destruction du site risque d'empêcher à jamais l'espoir d'une réponse. 


Photos © Ludovic Notte de l'Inrap (Institut de recherches archéologiques préventives) et Association Eugénies : Anne-Marie Delpierre, Alain Cadet et Jacques Desbarbieux 




On distingue sur ce cliché le sommet de la voûte en briques après décapage de la couche d'argile. Ces briques sont juxtaposées selon la technique de la boutisse classique de la pose effectuée par des ouvriers belges qui ont construit le Fort de Mons entre 1878 et 1880. Leur apparence est en tout point semblable aux autres briques du Fort et cela se conçoit quand on connaît l'existence d'une briqueterie sur place. La nature du sol étant propice à cette installation, la qualité de l'argile - dite argile de potier - étant connue depuis les gaulois, qui ont également exploité une partie des terres de cette plaine du fort. 


Des tranchées plus au nord ont révélé une quantité impressionnante de briques, il semblerait qu'il s'agisse de l'emplacement de la briqueterie. Ce point mériterait éclaircissement tant pour l'histoire locale que pour l'histoire de la construction des fortifications Séré de Rivières.





Sur les plans d'époque et le calque bleu on distingue précisément l'emplacement des deux satellites. C'est celui de droite, situé au nord qui vient d'être remis à jour. Comme sur la photographie ci-dessous on constate une zone reliant ces deux structures externes. S'agit-il de la limite expropriée dans la zone de servitude ? La liaison entre les satellites et le fort se faisait-elle à découvert ? On peut en douter quand on connaît l'architecture même de l'ensemble de l'ouvrage. Un témoignage important nous a fait pencher pour l'hypothèse très controversée de l'existence de souterrain. Ce serait un des rares (voire le seul ?) exemples de fort Séré de Rivières possédant cette particularité. Dans l'ouvrage de référence Philippe Trutmann n'évoque nullement cette possibilité. Des responsables d'autres forts nous ont fait part de leur doute. Personnellement nous pensons que le capitaine Roux qui est l'ingénieur de ce bâtiment a très bien pu concevoir ce type de liaison, ce qui serait une grande nouveauté ... tout en ne reprenant qu'une ancienne idée qui existait dans les châteaux forts. Ne retrouve t-on pas aussi des créneaux de fusillades par analogie avec les anciens bastions féodaux ? 
Ce qui nous permet de soutenir cette hypothèse ce sont des témoignages dont celui de Claude Coquelet qui a été militaire dans ce fort et l'existence d'une ouverture comblée qui serait l'origine du souterrain à l'intérieur des double et simple caponnière.





Dans l'alignement des peupliers de nombreuses bornes de servitudes ont jusque ici résisté aux agressions du temps, depuis 130 ans. Nous avons découvert des marques à la peinture bleue, sont-elles aussi condamnées à disparaître ? Espérons ne pas revivre les difficultés que nous avons connu pour sauvegarder la borne 35. Déplacée, cassée, et finalement remise presque à sa place suite à nos interventions ... Difficile de s'occuper du patrimoine sur le terrain !
Ci-dessous une borne schtroumpf !!








samedi 13 novembre 2010

La visite du 6 novembre 2010

Le samedi 6 novembre à l'occasion du forum des associations au Fort de Mons-en-Barœul, l'association Eugénies avait choisie de montrer ce bâtiment plein de vie. 






Merci à Guy Selosse qui a piloté le groupe de visiteurs. Ceux-ci ont pu découvrir d'une façon originale, et certainement plus didactique, les multiples possibilités qu'offre cet ouvrage militaire si bien reconverti dans des activités toutes pacifiques.

vendredi 24 septembre 2010

Eugénies organise des nouvelles visites du Fort


« Les témoignages du passé, les vieilles pierres, c'est bien et on en parle mais toujours avec le souci de faire le lien avec notre époque. L'histoire n'est pas figée, elle vit. C'est en étant ouvert au monde actuel que nous pourrons attirer les jeunes... » Un esprit du reste perceptible jusque dans la façon d'organiser les visites guidées du Fort de Mons, dont la première a eu lieu samedi. C'est en effet muni de son iPad que Jacques Desbarbieux mène la visite de façon à pouvoir montrer aux visiteurs des documents, des références diverses au fur et à mesure du cheminement dans l'enceinte fortifiée. Beaucoup d'informations, certes, mais enrobées d'humour. Des explications du passé mais prolongées par des indications sur le bâtiment d'aujourd'hui. « Le tout, c'est d'être bien organisé. À Eugénies, nous préparons déjà les expos pour les deux ou trois ans à venir... » • Jean-Marie Guichard


Eugénies utilise les moyens d'aujourd'hui pour parler du patrimoine (Photo La Voix du Nord)

jeudi 23 septembre 2010

Dans la verdure du Fort de Mons

Merci à Franck Bazin de signer cet article dans la Voix du Nord, dans lequel on reconnaît les informations de ce site, et même un clin d'œil à un architecte qui nous est cher : Gabriel Pagnerre, autre élément important du patrimoine monsois.


Faire d’un ouvrage militaire un lieu de sérénité, c’est ce qu’ont réussi les années et les aménagements réalisés dans la dernière décennie.
Le Fort de Mons a été créé pour défendre le pays contre l’envahisseur (encore, déjà) après la guerre de 1870. Il n’est qu’une des perles du long chapelet d’ouvrages qu’a fait construire le général Séré de Rivières, de Dunkerque à Nice. Quatre cents forts au total. Qui n’ont pas empêché les ennemis de passer… L’ouvrage, vite inutile, a bien abrité quelques services de l’armée, dont, de 1931 à 1939, un détachement colombophile mobile. Mais, avant de s’y promener, les Monsois ont longuement attendu. Déclassé en 1962, abandonné en 1972, il devient peu à peu un terrain d’aventures. Et même de sacrées aventures. Avec ses coins et recoins, ses fossés et ses remparts, le fort est un endroit rêvé pour les parties de cache-cache.
Au milieu des années 1970, la commune décide d’en prendre possession. Mons-en-Barœul est une ville contrastée. Surtout connue pour sa « ZUP », elle avait été, au début du XXe siècle, le principal terrain d’expression de l’architecte Gabriel Pagnerre dont on peut encore voir de nombreuses demeures très typées. Mettre en valeur le fort permettait donc à la ville d’enrichir cette diversité architecturale et de faire de la place pour quelques services. En 1984, le Fort devient centre socioculturel.
Mais la grande métamorphose n’intervient que vingt ans plus tard : à l’occasion de Lille 2004, capitale européenne de la culture, le Fort devient Maison folie. Tout est nettoyé, rénové, réaménagé… Une importante compagnie d’assurances basée dans la ville finance l’aménagement d’un théâtre de verdure : un lieu magique, hélas, trop rarement utilisé.

Avec les lapins 
Depuis cette métamorphose, il fait bon faire le tour de l’édifice, dans les anciens fossés où gambadent des lapins. On peut aussi pousser la porte de la salle d’exposition ou, certains soirs, du café-concert. Il est même possible de se restaurer sous les voûtes en briques.
Mais le plus étonnant, c’est la « couverture » des bâtiments, au point qu’il est difficile pour le visiteur d’identifier l’endroit. Celui qui s’attend à rencontrer une imposante masse minérale est surpris de découvrir l’espace végétal le plus dense de la ville. Les « toitures » sont des monticules de terre hérissés d’arbres aujourd’hui vénérables. En flânant dans la grande cour, on a la sensation d’être planqué au fond d’une forêt, dans un pays étrange de géants et de trolls.


Et quand l’art et la culture s’invitent en ce lieu, comme pour cette soirée des Balkans en 2009, quand les éclairages et les notes multicolores jaillissent des ramures et des casemates, on se dit que Séré de Rivières serait bien étonné de voir ce que son ouvrage est devenu. Mais qu’il en serait sûrement flatté.

samedi 11 septembre 2010

Les nouvelles visites du fort

Le 11 septembre 2010 ont été inaugurées, sous un soleil magnifique, les nouvelles visites du fort. Cette façon de découvrir le fort en mélangeant l'aspect historique et la reconversion moderne a été très appréciée. Profitant de l'ouverture de certaines activités, il a été possible de parcourir un fort plein de vie. 


D'autres découvertes seront organisées, il suffit de constituer un groupe entre amis, membres d'une même famille, d'une association, d'un comité d'entreprise, etc ... puis de nous contacter pour fixer une date. Les circuits ont lieu le samedi après midi et s'adaptent selon les publics, les circonstances et la météo.


Une découverte qui se veut dans la modernité et qui utilise les dernières technologies comme l'iPad.




Si vous souhaiter participer à une visite, merci de nous contacter en cliquant ICI